Pendant les périodes de confinement, prendre des cours d’anglais devient plus compliqué. Quelques raisons à cela: voyages linguistiques annulés, peu ou pas de cours en face à face, perspectives d’emploi reportées, mobilité limitée à quelques kilomètres… Malgré tout, l’anglais est devenu encore plus accessible en France.

Les français se rattrapent doucement

L’anglais arrive en tête des formations les plus demandées par les français. En effet, seulement 19% d’entre eux (et 21% des actifs) jugent leur propre niveau d’anglais satisfaisant (15% «bon» et 4% «excellent») selon une étude récente d’Ipsos. Enfin, sur 100 pays, la France arrive même à la 31ème place du classement des pays qui maîtrise l’anglais selon l’enquête EPI d’Education First. Grâce aux nouvelles technologies, beaucoup de cours et de formations sont maintenant disponibles en ligne. 

Pourquoi apprendre l’anglais ?

Parler une autre langue permet d’ouvrir de nouvelles perspectives. D’une part, plus on apprend jeune, plus on a de facilité pour préparer l’avenir. D’autre part, un bon niveau d’anglais offre plus de chances de multiplier les opportunités personnelles ou professionnelles. Bon nombre de nos cousins européens commencent l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge. Mais contrairement aux français, ils la considèrent comme une matière à part entière et la valorise très tôt.

Dans notre monde ultra connecté, l’anglais représente 59,6 % du contenu sur internet. C’est aussi la langue la plus répandue auprès des utilisateurs de service de streaming, comme Netflix par exemple où l’on peut regarder un large choix de programmes disponibles en VO. Enfin, la maîtrise de la langue de Shakespeare est une compétence très recherchée par les employeurs.

Lire en anglais pour progresser
Apprendre l’anglais dès le plus jeune âge, un atout pour l’avenir. © Julie Badin

Bien choisir sa formation

Quand on cherche des cours d’anglais, on se retrouve face à une offre importante de formations en tous genres. Alors, comment s’y retrouver? Nous avons demandé l’avis de Stuart Haynes, co-fondateur de l’école English on Mars, qui a travaillé pendant plus de 15 ans pour le prestigieux British Council. D’abord enseignant d’anglais sur quatre continents, il est devenu formateur, recruteur puis directeur du British Council Marseille.

Cet expert dans l’enseignement de l’anglais nous précise qu’il vaut mieux choisir un(e) enseignant (e) diplômé(e) d’un Trinity Cert TESOL, d’un Cambridge CELTA ou dans l’idéal, d’un Cambridge DELTA. En effet, ces diplômes sont la garantie que l’enseignant(e) est hautement qualifié(e) et expérimenté(e) pour dispenser des cours de qualité, adaptés à chaque élève. Beaucoup d’enseignant(e)s n’ont malheureusement pas ces qualifications, par conséquent il est difficile de juger de l’efficacité et de la qualité de leurs cours. Les résultats sont alors difficilement mesurables et inscris dans le temps.

Stuart nous rappelle aussi qu’un(e) bon(ne) enseignant(e) n’est pas forcément anglais(e) ou anglophone, mais qu’il(elle) doit surtout être formé(e) à enseigner l’anglais comme une langue. En l’occurence, il ne suffit pas de le parler pour l’enseigner, mais de savoir l’enseigner. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’on est anglophone qu’on a la capacité d’enseigner l’anglais. L’habit ne fait pas le moine ou plutôt: “You can’t judge a book by its cover

Choisir son enseignant est la clé d'un bon apprentissage

Des solutions pour tous

Pour progresser, rien ne vaut des cours en groupe ou en individuel, et surtout en face à face, car la clé de la progression est dans la communication directe. À cause des restrictions dues au COVID-19, de plus en plus de cours se font en ligne, via des applications comme Zoom, Meet ou Skype. Même si ce n’est pas le contexte d’apprentissage classique, beaucoup d’adultes ont aujourd’hui besoin de flexibilité et d’adaptabilité. Selon Stuart, les cours en ligne peuvent être très efficaces quand l’enseignant(e) sait bien utiliser toutes les fonctionnalités disponibles uniquement en ligne. Certains outils permettent ainsi de favoriser la communication, l’apprentissage et la régularité des échanges entre élève et enseignant.

Just do it!

En conclusion, il serait dommage de ne pas profiter des outils numériques pour continuer de progresser en anglais. De plus, si vous êtes ou avez été salarié(e), vous pouvez bénéficier des dispositifs CPF, DIF ou FNE. Grâce à ces derniers, vous avez la possibilité de faire financer votre formation tout en suivant vos cours depuis chez vous ou sur votre lieu de travail. Vous n’avez donc plus d’excuses pour améliorer votre niveau d’anglais et gagner en compétences!