Nous pouvons presque tout apprendre aujourd’hui sur le web et la danse n’est plus une exception.
Plateformes digitales, réseaux sociaux, tutoriels en tous genres, une multitude d’options s’offre à nous pour nous faire danser.
Est-ce que cela fera de nous des danseurs ? Rien n’est moins sûr.

La danse sur internet :

Les novices, avec un peu de motivation, pourront sûrement intégrer une foule de mouvements dans leur globalité via différents médias.
Les téméraires pourront, en un clic, intégrer la dernière chorégraphie officielle de l’artiste du moment.
Les pro suivront un cours en visioconférence avec les grands noms du milieu.
Côté technique pure, classique, contemporain ou la spécificité jazz, des tutos détaillés sont à notre disposition pour nous expliquer les bases.
Enfin, pour le fun, un challenge sur les réseaux nous fera sûrement passer un bon moment.
Nous avons donc un large choix d’alternatives.

Alors, à nous le « dancefloor » ? :

Que ce soit en hip hop, en tango ou en classique, la maîtrise de la technique est loin d’être un long fleuve tranquille et demande des années de répétitions et de perfectionnement pour répondre aux codes de cet art.
Sans aller jusqu’à vouloir devenir un petit rat, c’est un travail qui ne peut pas se faire seul.
En effet, il faudrait avoir un recul incroyable, impartial sur nous-même pour nous autocorriger de manière efficace.
De plus, nous aurions besoin d’une conscience infaillible de notre corps pour éviter les blessures.
Même un danseur né aura toujours besoin d’un œil extérieur pour améliorer son style.
Ce complice, nous pouvons, c’est vrai, le trouver en visio. Cependant, le virtuel ne remplacera jamais complètement le réel. Le live aussi à ses limites.
Il serait donc délicat d’affirmer que nous pouvons apprendre à danser en ligne.

Chacun sa danse :

Finalement il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises solutions pour aborder et s’approprier la danse, à condition de ne pas nous lancer des défis insurmontables.
Les aléas de la vie ne nous permettent pas toujours de nous rendre dans un espace dédié. Le confinement, par exemple, a donné à certains l’espace temporel pour danser pour la première fois au travers d’un écran. Des intervenants se sont retrouvés à animer un atelier seul dans leur salon.
Il n’y a pas de règles si cela fasse sens.

Alors, si les médias sociaux restent un support pour s’amuser, s’ils nous aident à garder un lien social, s’ils donnent l’envie de se mouvoir, s’ils permettent momentanément de rester dans une dynamique de training, de fait, ils ont une utilité certaine.
En attendant, pas de culpabilité, pourvu que le chemin nous amène à danser pour de vrai !

À lire: https://bit.ly/36I5N7n