Face au bouleversement sanitaire, le milieu de la mode doit s’adapter. Pour la première fois de son histoire, la Fashion Week se déroulera de façon virtuelle !

Et l’Homme créa la Fashion Week…

La Fashion Week (la semaine la mode de Paris) est née en 1973 à paris. C’est un événement qui a lieu tous les six mois. La semaine de la mode accueille des défilés de Haute Couture, du prêt-à-porter féminin et masculin.

La Fashion Week à l’heure du Covid-19, un chambardement !

Face au bouleversement sanitaire, à cause de l’apparition du covid-19, la Fashion Week a dû se réinventer et s’adapter au changement. Sur 84 maisons de créations, 19 ont maintenu leurs défilés. Par exemple la maison Dior a décidé de faire un défilé et a invité seulement 300 personnes sur les 1500 habituellement invitées. C’est pourquoi, et pour la première fois de son histoire, la Fashion Week se déroulera de façon virtuelle. Désormais, elle sera également digitale !

Une Semaine de la mode en version digitale !

La Haute Couture se réinvente et utilise le numérique à son avantage. Des grandes marques comme Louis Vuitton a enregistré plus de 100 millions de vues et Burberry a utilisé la plateforme Twitch. Dior a opté pour un défilé physique mais aussi virtuel avec une diffusion sur Twitter et Tik Tok. Les Fashion Weeks de New York et Londres se sont déroulées majoritairement en format digital.

Une Fashion Week éco-engagée.

Le thème de cette année est la mode éco-responsable. Certains créateurs ont mis l’accent en proposant des collections Printemps/Eté et Automne/Hiver plus écologiques. 

Créatrice française et gagnante du prix LVMH, Marine Serre a ouvert la Fashion Week parisienne avec son défilé apocalyptique “Marée noire”, une collection où la moitié des pièces sont issues de l’upcycling, sorte de recyclage haut de gamme. 

Le créateur d’Atlein propose une collection à base de jersey invendus, marquée par le port d’un tee-shirt « Extinction Rebellion », groupement de désobéissance civile destiné à éveiller les consciences sur le réchauffement climatique.

Une autre british pleine de talent, Sarah Burton, directrice artistique d’Alexander McQueen a elle aussi proposé une alternative. Sa collection confectionnée à partir de matériaux recyclés et d’anciennes chutes de tissus des précédentes saisons est le fruit du travail d’une équipe improvisée.

Il y a aussi Stella McCartney et son défilé printemps-été 2020, qui était déjà conçu avec des tissus à zéro impact et présentait une nouvelle matière responsable : la fausse fourrure Koba. Conçue à partir de polyester recyclé et de fibres végétales (dérivé de maïs), cette “fourrure” est 100% recyclable. 

Le vert à l’honneur de la Fashion Week.

Dior s’est bâti une forêt éphémère aussi verte qu’écolo, en s’engageant auprès de l’association “La Réserve des Arts” et s’est engagée à replanter les 170 arbres utilisés sur son show dans trois lieux différents de la région parisienne.

Balenciaga a présenté un décor apocalyptique, les premiers rangs étaient immergés sous plusieurs centimètres d’eau, métaphore de la montée des eaux. Belle idée, mais sans pour autant remettre en question le processus de conception de la collection.

La maison Teatum Jones a proposé une collection sur le ” Re-Love” il aborde le recylage et le upcycling qui permet une consommation intelligente.

Pour conclure, le coronavirus a permis de nombreuses innovations.

Le numérique a complètement révolutionné l’univers de la mode. En cette période difficile, il a permis de maintenir des événements très importants. De plus, c’est une bonne chose que les créateurs adoptent la mode éco-responsable et soucieuse de l’environnement.  N’est-ce pas le début d’une nouvelle ère pour cet univers assez spéciale ?

Article écrit par Kheira Benhamamouche et Sarah.B