La baisse des dépenses en espèces ne cesse de s’accélérer. Et la pandémie de Covid-19 a encore précipité le mouvement. Certains pays européens prévoient même de devenir “cash-free” avec l’”e-monnaie”.

Les chinois en avance sur le reste du monde.

Aujourd’hui, certaines banques nationales réfléchissent à une monnaie dématérialisée.
Plusieurs d’entre elles s’y sont déjà mises. En Chine, le Yuan digital, prévu pour la fin de l’année, devrait être la première monnaie virtuelle à grande échelle.
L’objectif est de déployer la circulation du Yuan numérique en Chine et à l’étranger d’ici 2023.
Entreprises et particuliers auront à télécharger un porte-monnaie digital sur leur téléphone rattaché à un compte en banque.
Les autorités bancaires pensent remplacer alors le Dollar par leur “e-monnaie” dans les circuits internationaux.
La question du contrôle sur les transactions des chinois à l’étranger se pose alors.
En Europe la Suède, dans le reste du monde, les Bahamas sont en avance sur les autres pays. D’ici 10 ans, 3 à 5 pays auront remplacé leur devise physique par une alternative numérique.

La Banque Centrale Européenne travaille sur l’Euro numérique.

Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, dans une tribune, nous demande à se préparer à créer un Euro numérique. Christine Lagarde, présidente de la Banque Centrale Européenne, est en accord avec lui : “faire en sorte que l’Euro soit prêt pour l’ère numérique”.
L’intérêt soudain pour l’e-monnaie ressemble à une attaque anti-Libra, monnaie numérique que Facebook s’apprête à mettre en circulation.
Dans un futur très proche, débuteront des expérimentations techniques.
Mais, comme en Chine, des craintes pour la protection des données personnelles apparaissent. Le secteur bancaire, lui aussi, craint de devenir inutile.
La commission européenne priorise pourtant une numérisation de son économie.

Un e-euro sera un gage de sécurité, de souveraineté, de modernité.
La banque Centrale européenne garantira de manière péremptoire cette monnaie dématérialisée à contrario de banques ou autres organismes financiers.
La BCE veut garder la maitrise face à des acteur privés ou étrangers.
Elle ne veut pas paraitre dépassée par une économie 3.0 qui devrait voir la disparition totale des espèces.