Visible des quatre coins de la ville, Notre-Dame de la Garde est le monument le plus visité de Marseille. Le World Wide Web se serait-il penché sur le berceau de la célèbre “Bonne Mère“? Ses murs témoignent de la foi populaire, qui dépasse de loin les limites de la cité phocéenne.

Les ex-votos ou les “posts” du siècle dernier.

Ces tableaux, plaques ou objets placés à divers endroits de la Basilique seraient-ils les posts d’un autre temps? En effet, ces offrandes sont conçues et produites hors du circuit artistique et vouées à un usage populaire. Elle nous font pénétrer à l’intérieur des familles et nous éclaire sur leurs membres.

C’est aussi le cas des réseaux sociaux. En effet, au travers de posts ils nous apprennent beaucoup de choses sur une personne sans même la connaître.

Peut-on dire alors que les touristes ‘screenshot’ lors de leurs prises de vue?

 

Notre-Dame de la Garde ultra connectée.

Outre le site internet, le compte Facebook et le profil Instagram consacrés à la “Bonne Mère“, des pèlerinages ont eu lieu en direct sur Youtube lors du confinement. Près de mille personnes se sont connectées à la procession en ligne pour l’ouverture du mois de Marie, du jamais vu.

Peut-être assisterons-nous un jour à la messe de Noël sur notre ordinateur familial auprès de la cheminée?

Des applications miraculeuses.

La crypteBrûler un cierge à Notre-Dame de la Garde est une tradition profondément enracinée dans le coeur des marseillais depuis des siècles. Mais comment faire lorsque l’on est confiné ou à 10 000 Kms de Marseille? Le concept est simple, à partir des sites wilum.net ou candla.org, vous choisissez l’église où faire allumer un cierge parmi les lieux de cultes partenaires. Vous avez le choix entre plusieurs types de cierges, de la veilleuse colorée à la neuvaine. Vous pouvez également y joindre une intention de prière.

À n’en pas douter, après ce 150 ème anniversaire de la pose de la première pierre de la Basilique, nous assisterons dans les prochaines années à un bouleversement des habitudes des marseillais. Ils pourront utiliser les nouvelles technologies pour exprimer à leur “Bonne Mère“, des requêtes qui seraient autrement restées irréalisables.