Rob Greenfield est un activiste et environnementaliste américain qui désobéit aux codes de la consommation aux États-Unis. Il se fait le porte parole de la simplicité volontaire grâce aux réseaux sociaux, où tout peut se déballer et s’emballer.

GREENFIELD, un nom prédestiné

Avec un nom pareil, il ne pouvait pas devenir star du X ou producteur de foie gras. Rob Greenfield a pris conscience assez jeune qu’il pouvait vivre autrement, sans dépendre des diktats de la société de consommation. L’autosuffisance et le partage font partie de son quotidien. Il s’est fait connaître via des « green happening » et des vidéos où il explique son mode de vie et sa vision d’un monde durable et juste.

Rob Greenfield au naturel
Rob Greenfield symbole de la simplicité volontaire. © www.robgreenfield.tv

L’éloge de la simplicité

Comme tout environnementaliste et minimaliste qui se respecte, Rob a décidé de vivre avec moins. Il a construit une tiny house dans son jardin et y fait pousser sa nourriture. Il se lave dans les rivières, boit de l’eau de pluie, n’a pas d’électricité, ni de carte bancaire. Toutes ses affaires personnelles tiennent dans un sac à dos. Il prône un style de vie plus simple et encourage les gens à prendre des initiatives pour vivre sain, en autonomie et avec peu de moyens. Il suffit parfois de peu pour être bien.

Rob Greenfield et sa tiny house
Rob Greenfield devant sa tiny house. © Sierra Ford

Sur le champ de bataille

Suivi par plus de 777 000 personnes sur son profil Facebook, 283 000 sur YouTube et 160 000 sur Instagram, il en va autrement pour Twitter. Sur l’un de ses derniers tweets, on peut lire qu’il s’engage à ne pas payer d’impôts jusqu’à la fin de sa vie. Un acte de désobéissance civile clairement formulé. Cette déclaration venant juste après avoir dit voter contre Donald Trump. Sa bataille, c’est un ensemble d’actions et de prises de positions loin d’être mainstream. Il va dans les extrêmes pour faire réfléchir.

La révolution écologique

Au-delà des problématiques politiques liées à son pays, ce citoyen engagé soutient d’autres groupes qui agissent localement via son blog People doing good. À l’image de Humans who grow food par exemple, qui recense des portraits de jardiniers, fermiers et jardins communautaires par delà les frontières et cultures. De nombreux individus et des communautés inspirantes agissent au quotidien, il n’y a pas de petites actions. La démocratisation grandissante du jardinage et de l’agriculture urbaine se transforme petit à petit en une révolution écologique, portée par l’envie de trouver des alternatives.

Green is viral

Si le message de Rob est rejoint par beaucoup de citoyens à travers le monde, un autre fait parler de lui depuis quelques mois : Gerald Stratford. Ce retraité britannique a crée le buzz sur Twitter en postant des images de ses légumes. Avec plus de 132 000 abonnés, “the vegetable king” a de quoi surpasser la popularité de Greenfield. L’engouement autour de ce jardinier modeste et passionné prouve à quel point les gens s’intéressent de plus en plus à leur alimentation. Ce qui est viral, c’est cette envie de consommer mieux, en renouant avec la Nature et ses trésors.

Tout est bon dans le potiron

Comme Rob et Gerald, chacun d’entre nous, et à son niveau, peut influencer et changer notre façon de consommer. Tout est une question de bon sens. Comme dirait Henry David Thoreau dans son livre Walden : “Je préférerais m’asseoir sur un potiron et le posséder bien à moi que d’être à plusieurs sur un coussin de velours”. La désobéissance serait elle alors dans la capacité à faire pousser des potirons ?