VINTED fait partie des dix applications les plus visitées en France selon la FEVAD. Cette plateforme initialement dédiée aux vêtements de seconde main connaît une progression fulgurante dans la vie des français.

L’application qui divise

Cette entreprise fondée en 2008 par un couple de lituaniens ne compte pas moins de 21 millions d’utilisateurs dans le monde, aussi appelés “vinties“. Au vu de ce succès, certains disent que la plateforme permet une consommation collaborative tournée vers le recyclage. D’autres critiquent son encouragement à la surconsommation liée aux achats compulsifs. Toujours est-il qu’avec plus d’une dizaine de millions de vinties en France, VINTED interroge notre façon de nous habiller.

Tout est une question d'équilibre.
Eccentric woman with shoes in wardrobe © Christian Diokno

Au-delà de la mode

Même si l’application était au départ uniquement orientée sur les vêtements et accessoires de mode, on y retrouve de plus en plus d’articles hors circuit. Les vinties essayent de vendre tout et n’importe quoi, créant ainsi une grande confusion au niveau de l’offre globale. Dans ce vide grenier virtuel, on ose même chercher l’impossible. Qui aurait pensé dénicher un vinyle exceptionnel d’Hawkwind au milieu des crèmes de jour, des livres de poche et des soupières en porcelaine ? 

Une question d’expérience

Quelle est la grande différence entre VINTED et un vide grenier? L’expérience. Il semblerait que les consommateurs soient intéressés par l’originalité, la rareté ou la bonne trouvaille tout en exigeant le meilleur prix. Désormais acheter ne rime plus avec essayer mais désirer. Sans aucun doute, chiner sur VINTED depuis chez soi est devenu confortable, voire addictif, mais tout cela est-il bien raisonnable ?

Charlotte, Miranda et Samantha dans une célèbre scène de la série "Sex And The City" / Courtesy Everett Collection
La folie consumériste devrait nous alerter sur nos comportements. Sex And The City © Everett Collection

L’écologie au placard

Malgré tout, acheter des vêtements en ligne ou dans un magasin laisse une empreinte écologique conséquente. En revanche, acheter de la seconde main permet de créer une économie circulaire, favoriser les échanges de personne à personne et redéfinir notre rapport à la mode. Et inversement, vendre ou donner ses affaires offre la possibilité de désencombrer, réinvestir, faire de la place. Et si vider nos placards était le premier pas vers un mode de vie plus responsable ?

Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les fondateurs de The Minimalists.
Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus © Jordan Moore

D’un pas à l’autre

Une autre vie est possible. Certains l’ont compris et vont dans ce sens, à l’image des américains Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Ces deux adeptes du courant minimaliste ont influencé plus de 20 millions de personnes à changer de paradigme, bien après la célèbre phrase de Ludwig Mies van der Roh : “Less is more. De la seconde main à une seconde vie, il n’y a qu’un pas.